Contre les lois d’airain/Stoppages étalon – Laurent Courtens

Laurent Courtens, critique d’art, chargé à l’ISELP du Centre de la parole

Article paru dans la revue L’art même n°72, 2e trimestre 2017.

C’est la découverte d’un petit livre de Maurizio Lazzarato intitulé Marcel Duchamp et le refus du travail qui est à la base de la présente contribution[1]. Découverte, à nos yeux, renversante puisque l’essai actualise la charge subversive d’une œuvre dont la portée politique nous avait en réalité échappée, du fait peut-être de son enlisement sous une épaisse couche de sanctuarisations successives.

Ce rafraîchissement est le fait d’un philosophe et sociologue appartenant à cette veine foisonnante d’intellectuels soucieux de refonder la critique du capitalisme en examinant ses modalités d’organisation sous la forme du néolibéralisme. Gouvernance par l’inégalité et l’insécurité, éclatement du salariat et atomisation du monde du travail, extension des logiques de marché à tous les domaines de l’existence, technification fine des dispositifs de contrôle et de construction des sujets, enrôlement des sensibilités par la voie des industries du divertissement… Projet anthropologique et ontologique global qui nécessite, pour lui résister, d’associer les ressources des luttes sociales, des sciences sociales, des expériences politiques, de la philosophie, de l’art, de l’économie… La revue Multitudes, dont Lazzarato est l’un des fondateurs, se désigne comme revue politique, artistique, philosophique[2].

Je boirai de ton eau
C’est dans cet état d’esprit que l’auteur s’enthousiasme pour la lutte des intermittents du spectacle qui agite la France entre 2003 et 2005. Son intervention consiste notamment à agréger une équipe de chercheurs enquêtant sur les conditions de travail, d’emploi et de chômage des intermittents. Les résultats de cette enquête, avant tout d’ordre socio-économique, sont publiés dans un premier livre, en 2008[3].

Mais cette première synthèse, considérée comme indispensable, est aussi jugée insuffisante pour saisir la complexité des processus engagés. « Pour essayer de retenir ce que la grille socio-économique laisse échapper, indique Lazzarato, nous avons souhaité intégrer à l’analyse de ce conflit d’autres approches – élaborées au cours des années 1960 et 1970 par Michel Foucault, Gilles Deleuze et Félix Guattari –, approches dont la critique sociale n’a généralement pas encore bien mesuré et exploité toute la pertinence politique et toute la fécondité heuristique. » C’est l’objet d’un deuxième volume, paru en 2009, où apparaît la figure de Duchamp[4]. Celle-ci y est explorée non au titre de symbole fétichisé ou de miroir neutralisé du réel, mais bien au titre de source toujours potentiellement vive pour un renouvellement des formes et fondements des résistances au capitalisme contemporain.

Résistances appelées à conserver et élargir les droits sociaux hérités autant qu’à instituer de « nouveaux droits adaptés aux nouvelles modalités d’exploitation du temps ». À travailler et autoriser l’émergence de subjectivités authentiquement libres. À conquérir l’être autant que les conditions sociales et politiques qui l’autorisent et l’émancipent. Bref à articuler critique sociale et critique artiste.

Longue histoire à dire vrai, qui n’engage pas que les partis pris par Duchamp (loin s’en faut), mais convoque une multiplicité d’expériences et de positions dont l’inventaire et l’étude demeurent à produire. Dans cette optique précisément, il est de première importance de restituer à l’œuvre de Duchamp ses vertus subversives afin qu’elles ne demeurent pas lettre morte. Ce à quoi s’emploie Lazzarato. Voyons par quelles voies.

Volem rien foutre al païs
Pour Lazzarato, Duchamp oppose à l’intégration au capitalisme un double refus : de nature socio-économique et esthétique. C’est-à-dire que Duchamp refuse d’être un artiste au sens d’une catégorisation socio-professionnelle (absconse à ses yeux) autant qu’il refuse d’engager une production, de générer des « œuvres », de mobiliser le goût… Au cœur de ce double refus se niche une constante : la paresse, le rejet du travail, le déni de production, l’action paresseuse.

Duchamp exècre le travail, qualifie d’infamie l’injonction au travail. Il rend hommage au Droit à la paresse de Paul Lafargue, s’effare du « travail forcé auquel est condamné chaque nouveau-né »[5]. De fait, il travaille peu, contourne l’intégration au marché de l’art, déroute toute attente, cogite longtemps en silence puis reprend sur une autre voie, s’éternise des siècles sur un Grand Verre hors de portée. Refuse la vitesse, le rythme de la production, autant que la routine et la répétition. Paresse, indolence, ralentie… À l’opposé de la mystification du démiurge hanté par le murmure des muses ou du sublime, Duchamp ne revendique rien d’autre que d’être un « respirateur ». Pas artiste, pas génie, pas créateur, respirateur… Qui envisage d’ailleurs pour un temps la création d’un hospice pour paresseux « où, bien entendu, il serait interdit de travailler ».

Fort bien, dira-t-on à raison, voilà qui est aisé pour un fils de riche qui a vécu aux crochets de ses mécènes. En effet, « Marcel Duchamp peut être considéré comme un indicateur des transformations matérielles de l’existence des artistes, sa vie (1887-1968) ayant coïncidé avec ses grands bouleversements. Fils de notaire, il recevait régulièrement une petite rente de son père et a longtemps vécu du mécénat de ses amis riches. N’ayant pas voulu intégrer le marché de l’art qui était en train de naître et de se développer aux États-Unis dans les années 1920 […], il a mené une vie modeste. Il mourut en 1968, au moment précis où ce qu’il avait anticipé prenait un autre et important tournant […] »[6]. « Ce qu’il avait anticipé » : marchandisation et production ad hoc, professionnalisation et spectacularisation. Toutes choses auxquelles Duchamp n’a cessé de s’opposer, d’abord par la dérobade.

Temps libre, temps libéré : il n’est rien que le capitalisme exècre plus que cette disponibilité (à soi, aux autres, à la vie sociale, aux pensées, aux possibilités). C’est pourquoi il s’évertue à la stigmatiser, à la traquer ou à la coloniser.

Étant donné
Il est assez facile d’indiquer pour quelles raisons (sociales, historiques, matérielles) un homme tel que Duchamp a pu se dérober à la nécessité de travail, mais il est bien plus utile de considérer ce que ces conditions libèrent, à savoir du temps et, plus encore, une manière de l’habiter.

Cet apport est d’autant plus crucial que l’emprise sur le temps constitue l’un des leviers les plus décisifs de la domination capitaliste : « La régulation principale qui traverse à la fois l’État-providence et le monde de la culture et de l’art, indique Lazzarato, concerne le temps. Réguler le temps, pour uniformiser et homogénéiser, avec lui, la subjectivité. L’appauvrissement de la subjectivité est d’abord et surtout un appauvrissement du temps, une neutralisation du temps comme source de changement, de métamorphose, de création de possibles ». Or, « le conflit sur l’assurance-chômage des intermittents – comme du reste quantité de conflits sociaux depuis l’aube du capitalisme – était un conflit qui portait sur le temps ».

Temps libre, temps libéré : il n’est rien que le capitalisme exècre plus que cette disponibilité (à soi, aux autres, à la vie sociale, aux pensées, aux possibilités). C’est pourquoi il s’évertue à la stigmatiser, à la traquer ou à la coloniser. Temps improductif persécuté par le contremaître, le directeur, le manager ou le chef de plateau. Temps parasitaire de l’allocataire qu’il s’agit de mobiliser pour le marché de l’emploi. Temps mort du quidam qu’il s’agit d’investir par la consommation, le tourisme, le divertissement, la culture ou le sport.

Cependant, il est connu que ces temps qualifiés de « vides », « ces temps de suspension et de rupture, d’hésitation, […] non finalisés, sont les conditions de toute production artistique, sociale ou politique ». Ils constituent des territoires d’invention, de connexion, de sédimentation.

À ce titre, ils intéressent également le capitalisme, en particulier sous sa forme « cognitive », dans un contexte hyperconcurrentiel qui nécessite l’assignation de toutes les capacités d’invention, de créativité, d’adaptabilité…  D’où l’intérêt porté par la sociologie du travail aux conditions de créativité, aux spécificités du travail créateur, supposées être réinvesties ensuite dans l’enceinte de l’entreprise par les diverses technologies de management[7].

D’où encore les multiples initiatives de rapprochement de l’art et de l’économie, sinon d’intégration des pratiques artistiques au sein des entreprises, dont la première édition de la biennale de Rennes offrait une modélisation paroxystique[8]. D’où, enfin, les sempiternelles injonctions à la créativité qui touchent autant le travail et l’employabilité que la décoration d’intérieur, le jardinage, la destination de vacances, les régimes amaigrissants ou les recettes de cuisine végane.

Finalement, l’être lui-même, enjoint de se « réinventer » continuellement au risque d’un déclassement fatal. « L’appel incessant à la créativité est un mot d’ordre obsessif, explique déjà Félix Guattari à Olivier Zahm au début des années 1990, car la créativité s’éteint partout […] de là l’appel désespéré à la créativité […]. Vous évoquez les cellules de créativité dans l’industrie : c’est que précisément le laminage de la subjectivité est tel dans la recherche, parmi les cadres, etc., que cela devient une sorte d’urgence vitale pour les entreprises de pointe de re-singulariser un minimum la subjectivité. »[9]

Singularité refondée dans la perspective immédiate d’être convoquée à nouveau pour les besoins de l’entreprise ou de la reproduction sociale, de l’auto-entreprise, du renouvellement de la consommation, bref de l’intégration « créatrice » aux dispositifs d’assujettissement.

Zéro de conduite
C’est dans une toute autre perspective qu’il faut appréhender les modes de subjectivation ouverts par Duchamp et, plus largement sans doute, les expériences offertes par l’art en général, même dans des contextes d’ossification institutionnelle. Mais soit, à ce stade, abordons toujours Duchamp comme point nodal, comme foyer de constitution d’un contre-champ du sujet assujetti au et par le capitalisme.

« Pour refuser et résister à l’appauvrissement et à l’uniformisation de la subjectivité opérés par le “travail”, explique Lazzarato, Duchamp nous invite à penser le “processus créatif” comme un processus de subjectivation et l’artiste comme un médium. Le processus créatif ne relève pas exclusivement de la création artistique. Il est présent dans toute activité. »

Ce que Duchamp révèle donc, ce n’est pas la puissance démiurgique de l’acte créateur, ni la vigueur de l’habileté technique. Il n’érige pas, il accepte, il se tient à un état de disponibilité, de constante démobilisation de la volonté, « d’anesthésie complète » ramenant systématiquement à « ce point aveugle qui libère les possibles ». L’œuvre elle-même court-circuite invariablement l’autorité du goût, du langage, de la représentation, de la fonctionnalité, de l’émotion, de l’absorption contemplative pour nous maintenir au « point d’émergence de la subjectivité ». Elle n’institue pas un récit (ni même une durée), ne développe pas de propos, n’érige pas un mystère, elle nous tient à ce point d’émergence, « là où se déploie une processualité qui secrète de façon immanente ses règles, ses procédures, ses techniques, par lesquelles la subjectivité peut se métamorphoser ».

Ce n’est pas le temps du déploiement, de la vitesse, du mouvement ou celui de l’incommensurable, de l’impérissable, de l’éternel, mais celui de la découverte du possible, du sentiment de puissance d’agir. « Temps génératif », ouvert à une « prolifération de possibles ». Et cette connaissance – cette expérience – demeure éminemment précieuse dans un contexte dominé par le sentiment d’impuissance, alors que les êtres sont déconnectés de leur puissance d’agir[10].

Selavy, même de loin
Car, il faut y insister, ce que Duchamp dispose n’est en rien l’exclusivité de l’activité artistique. On dira même que l’art – c’est là sa dimension médiumnique – instruit, révèle ou déploie une donnée anthropologique fondamentale qui est celle de l’activité, et singulièrement celle de l’action paresseuse, celle de l’otium. « Le mot “art”, explique Duchamp, signifie étymologiquement “agir”, non pas faire, mais “agir”. À la minute même où vous agissez, vous êtes un artiste. […] En d’autres termes, art signifie action, activités de toutes sortes. Pour tout un chacun. Mais nous, dans notre société, nous avons décidé de distinguer un groupe appelé “artistes”, un groupe appelé “docteurs”, et ainsi de suite […]. L’art, au lieu d’être une entité singularisée dans une petite boîte, avec tant d’artistes sur tant de mètres carrés, il serait universel, ce serait un facteur humain dans la vie des gens, chacun serait un artiste, mais méconnu en tant qu’artiste. »[11]

Outre qu’elle bat en brèche les tendances lourdes aux catégorisations et replis disciplinaires qui s’obstinent à fonder les institutionnalisations contemporaines, notamment dans le domaine artistique (spécialisations, titularisations, commissions, expertises, prix…), cette déclaration initie une trame de lecture des pratiques artistiques qui demeure à déployer. Ce que celles-ci auraient à offrir entre autres : rendre perceptible, remuer, exciter une part fondatrice de l’être, présente dans la vie réelle, mais déniée par les catégorisations ou pliée sous le boisseau des multiples dispositifs d’assujettissement et d’aliénation qui disciplinent le corps social.

Et cette disposition vaut encore pour l’œuvre de Duchamp, même sanctifiée, muséifiée, institutionnalisée, re-présentée. Autant qu’elle vaut pour d’autres œuvres, aussi étrangères qu’elles soient aux prémisses de « l’anartisme » revendiqué par l’involontaire figure tutélaire de « l’art contemporain ».  Cette sensation de « temps génératif », on la ressentira tout aussi bien – quoique différemment – devant une Anthropométrie d’Yves Klein, une peinture de Cy Twombly, une vidéo de Bruce Nauman (bien que la puissance d’agir soit là manifestée conjointement à ce qui la contraint) ou, c’est plus évident, les « pistes de décollage pour la pensée » de Robert Filliou et les partitions lapidaires de George Brecht (citons Word Event : Exit, 1961. C’est là toute l’œuvre, très « duchampienne »).

Mille Vietnam
Ce que nous voulons dire, c’est que la force émancipatrice de l’œuvre de Duchamp ne se joue pas qu’en elle et en son temps, mais qu’elle opère au-delà d’elle et par-delà ses circonstances historiques. De la même manière d’ailleurs que les résistances sociales et les révolutions politiques ne se cantonnent pas à leur moment mais s’instituent comme matières à connaître et à préserver (comme héritages) en même temps qu’elles se renouvellent constamment dans l’expérience collective (les expériences collectives, devrait-on dire).

Ce que nous voulons dire encore, c’est qu’il n’est pas d’impératif d’action ou d’expérience immédiates. Que le regard sur une œuvre ou sur une épreuve historique participe déjà d’un agir : « L’émancipation, propose Jacques Rancière, commence quand on remet en question l’opposition entre regarder et agir, quand on comprend que les évidences qui structurent les rapports du dire, du voir et du faire appartiennent elles-mêmes à la structure de la domination et de la sujétion. Elle commence quand on comprend que regarder est aussi une action […]. Le spectateur aussi agit […]. Il observe, il sélectionne, il compare, il interprète. Il lie ce qu’il voit à bien d’autres choses qu’il a vues sur d’autres scènes, en d’autres sortes de lieux. Il compose son propre poème avec des éléments du poème en face de lui. »[12]

Lazzarato lui-même ne dit pas autre chose lorsqu’il recourt aux catégories de « molaire » et de « moléculaire » distinguées par Deleuze et Guattari[13], pour opposer aux dispositifs de contrôle, de catégorisation et de spectacularisation, les multiples formes de résistance qui se tressent en son sein. Parmi celles-ci, la visite au musée, le souper de fin d’année entre collègues de bureau, la partie de campagne, le film sous les couettes, le comité de quartier. Bientôt, instruit de ces possibles, la grève illimitée…♦


[1] Maurizio Lazzarato, Marcel Duchamp et le refus du travail. Suivi de Misère de la sociologie, Les Prairies Ordinaires, collection Essais, Paris 2014. La maison d’édition est en cessation d’activité mais le fonds des titres disponibles a été repris par les Éditions Amsterdam (Paris).
[2] http://www.multitudes.net/
[3] Antonella Corsani & Maurizio Lazzarato, Intermittents et précaires, Éditions Amsterdam, Paris, 2008.
[4] Maurizio Lazzarato, Expérimentations politiques, Éditions Amsterdam, Paris, 2009. Duchamp y est abordé dans le troisième chapitre « Appauvrissement économique et appauvrissement subjectif dans le néolibéralisme », pp. 145-197. Désormais, sauf mention contraire ou apport d’informations complémentaires, toutes les citations sont puisées à ce texte ou à celui précédemment cité (Marcel Duchamp et le refus du travail).
[5] Le Droit à la paresse est un violent brûlot contre l’esclavage salarié, publié une première fois en 1881 dans L’Égalité par le gendre de Marx, Paul Lafargue. Ce que d’aucuns identifient comme fondateur dans ce texte, c’est l’idée qu’en exaltant les vertus du travail, l’esclave honore ses chaînes. Pour le traduire en termes actuels : revendiquer l’emploi, c’est demander des maîtres. Réédité aux Éditions Allia, Paris, 1999, 2012.
[6] Maurizio Lazzarato, Expérimentations politiques, op.cit., p. 148. Dans Marcel Duchamp et le refus du travail, Lazzarato parle d’une « vie très sobre, parfois à la limite du dénuement », p.21. Il nous est difficile de nous prononcer sur ces appréciations. On concèdera cependant sans difficulté qu’étant donné ses origines familiales (père notaire), son aura, sa renommée et son carnet d’adresses, Duchamp n’a fondamentalement œuvré ni à des fins carriéristes, ni dans une perspective d’enrichissement, ni dans le but d’épaissir le carnet de commandes.
[7] Voir Pierre-Michel Menger, La différence, la concurrence et la disproportion. Sociologie du travail créateur, leçon inaugurale au Collège de France, 9 janvier 2014. En ligne: http://books.openedition.org/cdf/3614
[8] Valeurs croisées/Crossing Values. Les Ateliers de Rennes – Biennale d’art contemporain, les presses du réel, Dijon, 2008.
[9] Félix Guattari, « Le vertige de l’immanence », in Chimères n°23, Paris, 1994, p.55. Cité par Maurizio Lazzarato, dans Misère de la sociologie, in Marcel Duchamp et le refus du travail, op. cit.
[10] Voir Miguel Benasayag, La fragilité, La Découverte, Paris, 2004.
[11] Cité par Maurizio Lazzarato, Expérimentations politiques, op. cit., p. 149.
[12] Jacques Rancière, Le spectateur émancipé, La Fabrique éditions, Paris, 2008, p. 19.
[13] Le molaire distribue strictement les rôles par des voies dichotomiques (emploi-travail, travail-loisir, intellectuel-manuel, masculin-féminin…). Le moléculaire désigne les capacités à dépasser ces assignations, cette « segmentarité dure », au profit d’expériences hétérogènes. Gilles Deleuze et Félix Guattari, Capitalisme et Schizophrénie 2. Mille Plateaux, Paris, Éditions de Minuit, 1981.

 


Côté image : ©Merkeke, Vis-à-vis, 5 planche pour la revue pilote Vis-à-vis, Atelier Graphoui/Christian Coppin, 2002.

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